« Courir sous la Lune, Shaman et éveil sensoriel ».

Il est 6 heures ce matin. Mes premières foulées sont difficiles. Je me souviens de mes pensées au réveil : « N’y va pas, tu as encore besoin de sommeil, tu ne tiendras pas tes 12 km alors autant reporter, en plus il a plu tellement, tu ne pourras pas faire ta boucle habituelle, les chemins seront impratiquables… »
Puis je lève les yeux au ciel, et je me reconnecte aux sensations passées qui me portent dans ce choix de partir pour 12 km de footing sous la Lune…

C’était fin août 2019. J’étais à Marbella pour participer à un séminaire Premium de David Laroche, mon énergie me dépassait, comme souvent, parce que j’accorde beaucoup de soin à la ménager…J’en ai à revendre 🙂 Mes ailes ne tiennent plus, mes orteils non plus, et je dois absolument faire quelque chose de cet engouement, de cette nouvelle libération de mon Moi en train de s’opérer…

Il est 5 heures et il fait nuit, les lampadaires sont off, mais tant pis, je saute dans ma tenue de sport préférée, toujours la même, noire et or, simple et de qualité, je chausse mes baskets, même profil. Puis je pars, je ne connais pas le quartier, je suis arrivée la veille. Je trouve la mer, qui est juste à côté, et je foule le sol, pas après pas, la nuit et les étoiles au dessus de moi, la majestueuse Dame Bleue à mes côtés, le silence et l’absence autour.

Le moment est UNIQUE. UNIQUE. INCROYABLE. LE DIVIN EN TOUT. LA LIBERTE D’ETRE ABSOLUE. L’immensité dans mes baskets, des larmes de Grâce perlent sur mes joues déformées par un sourire lui aussi immense. Mon énergie est à flot…et je cours, je cours…pendant une heure.

Puis, je m’offre un bain de mer, bien que je n’avais pas prévu de maillot. J’improvise…Je suis dans mes éléments, en communion avec la Nature, avec la Vie.

Puis je rentre à mon hotel, plus calme, plus centrée. Je reproduirai cette expérience le surlendemain. Mon cerveau a capté et enregistré quelque chose…

Ainsi, de retour près de Nantes, alors que je prépare ma tenue de footing pour le lendemain matin (je cours au moins une fois par semaine, idéalement vers 9h, après avoir déposé mon cadet à l’école). Je me dis qu’il serait interressant de reproduire l’expérience de la course nocturne. Ainsi, on parle là d’expérimentation. La première fois c’était une expérience, pas vraiment choisie. L’expérimentation elle, fait en sorte de réunir volontairemet certaines conditions afin d’observer les conséquences.

Ainsi, j’expérimente une nouvelle routine saine semblant vouloir s’inscrire dans mes cellules. Je vais même jusqu’à éteindre ma petite lampe de signalisation lorsque les voitures sont absentes, ou dans les chemins. WHAOUH…courir dans le noir quasi total (oui quasi…faut pas mentir non plus)… Quand je faiblis, je sais que je peux me reprogrammer sur l’immense expérience et ressentis vécus à Marbella. Mon cerveau a intégré, et libère aussitôt une dose dopamine…et je pulse de nouveau !

Quel est l’intérêt ? Pourquoi courir sous la Lune ? Dans l’obscurité ?

Premièrerement parce que cela vous sort de notre zone de confort. Puis parce qu’en plus de muscler et d’assouplir notre corps comme pour un footing normal, nous éveillons nos sens. L’acuité visuelle, l’encrage, l’ouïe et tout et tout.

Nous développons la confiance, en nous, en notre environnement, en la Vie. Parce qu’accepter de ralentir son rythme d’avancement en fonction de la visibilité ou de l’absence de celle-ci, parce que l’on avait pas vu la flaque et que les basket patogent, parce que la boue ça glisse, sont de merveilleux parrallèles à faire avec la Vie de tous les jours.

NON, on avance pas toujours aussi vite que l’on voudrait, mais dans la lenteur et l’obscurité de nous même, des autres ou du quotidien, on peut apprendre tellement. On peut se reconnecter à l’infiniement petit, s’éveiller à nos sens, accepter de glisser, se faire peur, et apprendre, toujours et encore. Se re-trouver au plus proche de soi, la peur en moins.

Et puis ce qui fait sens dans tout cela, profondément pour moi, c’est que la Vie m’attendait de pied ferme sur ce terrain là. C’est que ces nouvelles habitudes n’avaient pour autres but que de continuer de me préparer à ma mission de Vie…

Parce qu’un mois après avoir commencé ce que je croyais être des improvisations fortuites, était aussi le un mois après lequel je venais d’insolemment m’ auto-proclamer « Shaman » avec une certaine assumance et désinvolte détachement. Et que c’est à ce moment là seulement, que j’ai écouté mon premier reportage sur le Shamanisme.

Et là, on y parle de la capacité du Shaman à l’introspection, des initiations qu’il accomplis dans l’obscurité, pour développer encore et toujours ces sens…et de bien d’autres choses qui viendront corroborer avec ma nouvelle Vie, me feront fermer les yeux, pencher la tête et louer les Cieux.

Parce que tu n’as besoin de personne pour te sentir légitime d’être toi Bordel. Parce que c’est la Vie qui te Guide. Parce que tout est juste. Et parce que même si tu tombes, dans la lumière ou dans la nuit, on s’en fout. Parce que la seule chose qui compte, c’est que tu te sentes LIBRE D’ETRE EXACTEMENT CELUI OU CELLE QUE TU AS ENVIE D’ETRE.

N’attend rien ni personne. Et souviens toi que quand l’élève est prêt, le maître apparait, et le maître n’est pas forcément un être humain. Le maître c’est parfois, souvent, l’entité représentée par les expériences que la Vie nous envoie.

Et si toi aussi, il y a quelqu’un à qui tu voudrais dire « Bordel vas-y quoi ! », alors partage cet article, avec Amour et Foi. Peace.

Marie-Laure


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